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Vers un transport routier plus vert - Quel avenir pour les alternatives au diesel ?

  • Photo du rédacteur: Denis Dralet
    Denis Dralet
  • il y a 2 jours
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 1 jour

L'édition 2025 du salon SOLUTRANS se tenait du 18 au 22 novembre à Eurexpo Lyon: véritable vitrine technologique du monde du transport routier, ce salon aura aussi mis en avant une véritable diversification dans les solutions énergétiques qui alimenteront les camions de demain avec des usages bien distincts.

L'occasion pour nous de comparer ces énergies dédiées aux transports.


Avec la montée des préoccupations climatiques et la pression sur les émissions de CO₂, l’industrie du transport routier s’interroge plus que jamais sur les carburants et motorisations capables de réduire l’impact environnemental - sans forcément imposer un changement radical de parc. Plusieurs voies coexistent aujourd’hui : électrique, hydrogène, biocarburants comme le HVO ou le B100, gaz naturel/biométhane et carburants synthétiques (e-fuels).

Voici un aperçu clair et comparatif de ces solutions, pour mieux peser leurs atouts et contraintes selon les usages.


Energie

Usage

CO2

Limites

Electrique (BEV)

Urbain / courts trajets

Quasi nul si électricité verte

Autonomie et coût

Hydrogène (H2)

Longues distances

Bon si H2 vert

Infrastructure rare et coût

HVO

Longues distances / compatible flottes existantes

jusqu'à -90% selon matières premières

coût carburant légèrement plus élevé

B100

Longues distances

Réduction modérée possible

Problème à froid et compatibilité moteur

GNV/BioGNV

Périurbain à régional

ok si biométhane

réseau, stockage et disponibilité biométhane

E-Fuels

Longues distances

Neutre

production faible et coût pour l'instant très élevé


 Comment interpréter ce tableau ?


  • Pas de solution universelle. Chaque énergie a son domaine d’usage “idéal” : l’électrique pour l’urbain, l’hydrogène ou e-fuels pour la longue distance, le HVO/B100 pour une transition douce sans changer le parc, le bioGNV pour les réseaux bien équipés, etc.

  • HVO comme “pont” pragmatique. Pour un gestionnaire de flotte diesel existante, l’HVO apparaît comme l’une des options les plus simples à mettre en œuvre immédiatement - sans conversion moteur - tout en offrant un gain de CO₂ potentiellement élevé. Mais ce gain dépend fortement de la filière (huiles usagées plutôt qu’huile “neuve”), ce qui pose des questions de traçabilité et d’échelle.

  • B100 : une option possible mais avec contraintes. Le B100 peut contribuer à réduire l’empreinte carbone, mais les inconvénients techniques (gel, compatibilité, maintenance) et les incertitudes sur l’impact global le rendent moins séduisant que l’HVO pour une large flotte.

  • GNV / bioGNV : une alternative compétitive dans certains contextes. Si le réseau de ravitaillement est accessible, le bioGNV peut offrir un bon compromis — notamment pour les usages périurbains ou les flottes captives. Mais la disponibilité du biométhane reste une limite à surveiller.

  • E-fuels : avenir incertain. Prometteurs sur le papier, mais aujourd’hui très coûteux et produits en quantités très limitées — à envisager comme solution à long terme, si les filières montent en puissance.



Un mix énergétique comme horizon.


Le transport routier ne se décarbonera probablement pas par un seul type d’énergie. Ce sont les solutions multiples, adaptées aux usages — urbain, régional, longue distance - qui permettront de réduire durablement les émissions.

L’HVO offre une porte de sortie immédiate du diesel fossile, sans transformation majeure, ce qui en fait un candidat sérieux pour une “transition douce”.

À plus long terme, l’électrique, l’hydrogène et les carburants synthétiques - combinés à un développement massif des infrastructures - pourront compléter le dispositif, plutôt que les remplacer.


 
 
 
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